mercredi 3 novembre 2010

Elliott Murphy


                    Avant New Rose, de 73 à 77, EM était un vrai Underground Man


EM..... comme il m'est difficile de l'évoquer....
Un de ses premiers disques sur la platine.... et tout ressurgit (ce n'est pas totalement enterré finalement tout ça....).


Ce qu'il y a de bien avec cet artiste, c'est que j'accède ici à la normalité musicale.... Parler de ce musicien (ou de Neil Young), ça rassure le lecteur, ça, c'est quelqu'un que l'on connaît....
On est musicalement en terrain connu.

Personnalité préférée (avec Umberto Tozzi) de ma première épouse, le son des ses premiers albums est gravé à jamais dans mes neurones. Ca fait au moins 25 ans que je n'avais plus écouté (plus possible, passé à autre chose, pas pensé....). Et puis là, comme ça .... allez.... (comme quoi la curiosité, voir 'comment ça fait'....), j'en prend un (le 4ème en l'occurrence).
Ca fait drôle.  Ca tape bien ! Under my Back, really !

Ce qu'il a de sympa aussi, c'est qu'Elliott peut se targuer d'avoir à son tableau de chasse 2 albums faisant partie de l'Histoire du disque. Les gens qui savent faire ça, sont rares....

Allez, courage....on rouvre le passé....

- 1st LP : Aquashow (Polydor 5061 - 73) Ultra Incontournable    

Alors, celui là ! Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ! Elliott (ici avec son frère Matthew à la basse) place la barre vraiment haut pour son premier tir. Il n'y a que des chefs d'oeuvres ! Pas une seule faiblesse ! Et ce style....jouant sur le terrain de Neil Young, il parvient à s'en démarquer par une approche plus accessible et nonchalante, limite nostalgique, tout en conservant ce je ne sais quoi de rebelle. Même, sans connaître le disque, toutes les chansons tombent dans l'oreille comme une évidence. Comme si elles avaient toujours été là.
Acheté dès sa sortie à Londres (fin de l'année 73, si ma mémoire est bonne, c'est un des 10 premiers disques que j'ai eu.... ça fait quelque chose), mes potes me jalousaient un peu d'avoir délogé un truc pareil. Ils écoutaient Quadrophenia et Goat's Head Soup....
Ok, c'est un premier album, donc un savoir faire accumulé depuis des années (c'est ça un premier album). Après un tel coup de maître, quasiment impossible de faire mieux.....

Avec Elliott, on change un peu la donne......

- 2nd LP : Lost Generation (RCA APL1 1318 - 75)

Je ne peux pas parler de ce disque, puisque je ne l'ai jamais eu. J'crois même que c'est la première fois que je le vois.....

Par contre le suivant.....

- 3rd LP : Night Lights (RCA APL1 1318 - 76) Plus qu'ultra Incontournable




Vinyle Original Pressage Gatefold deLuxe Us acheté le 29/10/2010 sur PriceMinister (fantastique trouvaille!) - 13.89€ - reçu le 02/11/2010

Plus fort qu'Aquashow, faut l'faire ! Avec des titres comme 'Lady Stilletto' (quel talent !), l'extraordinaire ballade 'You Never Know What You're In For' (qu'elle sensibilité !!!) et surtout 'Lookin' For A Hero', où là y'a tout, Elliott prend un billet direct pour la Légende.
Y'a dans son timbre de voix, un détachement, une distance qui imposent un style. Le piano de 'Deco Dance' (Billy Joël) me rappelle l'ambiance de certaines soirées ricaines qu'il serait trop long de narrer ici. Kitschs et raffinées, elles permettaient, d'évoquer, puis d'imposer le Way of Life à la Française. Une façon d'attirer inexorable l'attention tout en douceur au cours du déroulement des conversations.... La high Society Ricaine, j'ai tout vu, tout fait, on est les meilleurs.... hum... en fin de ring....faut voir ça ! Intérieurement ultra jouissif. Si vous voulez du Ricain classique et bon enfant, écoutez 'Abraham Lincoln Continental' (c'est la seule chanson 'facile' du disque) , pour le reste.... on est dans le somptueux. Ecoutez attentivement ce qu'il dit, et surtout, COMMENT il le dit.... 

Précision : c'est un disque Us fait par un Américain, ce qui n'est pas péjoratif du tout, mes 2 épouses, chacune avec sa logique personnelle, appréciaient énormément leur façon d'appréhender les choses de la Vie. Moi beaucoup moins (j'ai une approche très Anglaise...), mais ça se respecte ça. On peut aimer le mode de vie Us, s'en rapprocher et essayer de le comprendre (de la à en faire un modèle, c'est autre chose....). Y'a un état d'esprit là dedans, c'est certain.

Ce disque, était l'album préféré de Christine (on peut faire pire comme choix), elle le passait au moins 3 fois par semaine.... Ultra subtil et évocateur, il se doit d'être présent (avec son illustre prédécesseur) dans toute bonne discothèque qui se respecte.

Hélas, on le trouvait souvent dans les bacs d'invendus pour 2 balles. Incompréhensible !

- Alors Night Lights sur le net (faut être moderne), 25 ans après ?


- Un sacré pied, maintenant va falloir en récupérer un ! ... 21/11/2009... j'en ai un sous les yeux.... à $35 ! Ca les vaut ? Ben... c'est bien le problème....

29/10/2010 .... finalement pas acheté.... j'ai bien fait, non ?





- 4th LP : Just A Story From America (CBS 81881 - 77) Indispensable

Plus faible que ses 2 illustres prédécesseurs, ce disque est intéressant à plus d'un titre : n'ayant pas de reconnaissance dans son pays d'origine, Elliott, propose ici (comme le titre ne l'indique pas.... c'est du sarcasme subtil.....), un disque ... anglais. Ouvert à des sons nouveaux (marimba sur 'Just Another...', qui n'ouvre pas l'album), il se démarque nettement du son Us. Enregistré à Londres, Elliott ne s'est pas entouré de n'importe qui : Phil Collins et Mick Taylor (solo très reconnaissable sur Rock Ballad....), ne sont pas vraiment des inconnus. Européen dans l'âme (les orchestrations...), ce disque, tendre et attachant, est dédié à Géraldine, qu'il venait d'épouser. Présence de Mick Taylor (pas encore bedonnant) pour les amateurs.... amatrices....


En tout cas, tout ceci prouve une chose : c'est que la musique d'Elliott Murphy est toujours, même après si longtemps, capable de provoquer l'Emotion. C'est la marque des grands musiciens.

Elliott est New Yorkais. Il vit à Paris avec sa femme et son fils depuis 1989.

Et la suite ????

La prochaine fois..... ça c'est dur.







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